(dé)coupure

Lucie Gagnon, Mireille Gagnon-Moes, Hélène Groulx, Michelle Loubert

(dé)coupure crée un moment de réunion entre quatre femmes de styles et approches différentes. Animées par l'amour de leur identité et de leur art francophones, elles offrent par le biais de cette exposition un aperçu du monde où elles vivent. L’étrange double existence canadienne-française s’exprimant au sein d’une région majoritairement anglophone est exprimée par l’agencement d’objets d’art significatifs aux artistes. On retrouve donc à l’intérieur de chacuns des tableaux présentés sous formes de chambres présentoires ces deux identités parallèles. À l'exception de Michelle Loubert qui a grandi en français à Sault Ste. Marie, toutes les artistes sont nées dans des communautés où le français était la norme. Elles ont ensuite déménagé et se sont installées à Sault Ste. Marie. On ne parle pas souvent du fait que la communauté de Sault-Sainte-Marie a traversé des années difficiles en 1990. Ce sentiment d'effacement est profondément ressenti et se traduit dans le travail. Qu'il se manifeste par des actes de résilience, dans les matériaux recyclés de Gagnon-Moes, par des actes de profond amour pour la nature illustrés par  la peinture de Lucie Gagnon, dans les scènes hivernales à la Krieghoff de Groulx, ou dans les mouvements et les paroles de Loubert, ce sentiment de découpure est présent et palpable.

(dé)coupure creates a moment of reunion between four women with four different styles and practices. Animated by a love of their francophone identities and art, this exhibition peeks into the world of living an odd double existence: being French Canadian but living in a majoritarily anglophone region. Except for Michelle Loubert who proudly grew up in French in Sault Ste. Marie, all of the artists were born in communities where French was the norm. They later moved and settled in Sault Ste. Marie. It is often overlooked that the community went through some troubled years in the 1990’s. This feeling of effacement is profoundly felt and translates into the work. Whether it is created through acts of resilience, in Gagnon’s upcycling materials, through acts of profound love for nature as displayed by Lucie Gagnon’s drawings and paintings, in Groulx’s Krieghoff-like Winter scenes of old, or in Loubert’s rebellious and mischievous poems, this (dé)coupure or “cut out” feeling from our roots is ever present.

 

Remerciements Thank you

Nous souhaitons remercier le Conseil des Arts de l'Ontario pour son appui financier généreux.


We wish to thank the Ontario Arts Council for its generous support.

 

705-541-9565

©2020 La  Bont(eh?) des grands Lacs, (dé)coupure.